La sexualité est différente pour chacun. Certaines pratiques plaisent énormément à certaines personnes et pas du tout à d'autres. Il n'existe pas une seule bonne manière de vivre sa sexualité : le plus important reste le plaisir, le respect, le consentement et le bien-être de chacun.
Aujourd'hui, j'avais envie de parler sans tabou du sexe anal et de la sodomie. C'est une pratique qui fait partie de ma sexualité depuis plus de vingt ans et que j'apprécie personnellement beaucoup.
Je vais donc vous parler de mon expérience, mais également de sujets dont on parle finalement assez peu : la préparation, l'hygiène, le lubrifiant, la douleur, le lavement et même les petits accidents qui peuvent arriver.
Et surtout, je vais faire la différence entre un rapport anal occasionnel dans sa vie privée et la préparation beaucoup plus poussée que je peux choisir de faire avant certains tournages.
Mon expérience avec le sexe anal
J'ai découvert la sodomie vers l'âge de 20 ans. Avec les années, cette pratique est devenue une composante naturelle de ma sexualité.
Personnellement, je préfère les sensations que je ressens lors d'une pénétration anale à celles d'une pénétration vaginale. C'est évidemment un ressenti qui m'est propre. Certaines femmes partagent cette préférence, d'autres préfèrent largement la pénétration vaginale et certaines n'apprécient tout simplement pas la pénétration anale.
Avec l'expérience, j'ai surtout appris à connaître mon corps. Je sais aujourd'hui beaucoup mieux reconnaître les moments où je suis suffisamment détendue, les positions dans lesquelles je suis à l'aise et les situations dans lesquelles il vaut mieux ralentir ou arrêter.
Pour moi, la confiance envers mon partenaire joue également énormément. Plus je suis détendue et en confiance, plus les choses sont simples.
Pourquoi le sexe anal peut-il procurer du plaisir ?
La région anale comporte de nombreuses terminaisons nerveuses, ce qui explique qu'elle puisse être une zone particulièrement sensible chez certaines personnes.
Chez les femmes, certaines sensations peuvent également provenir indirectement des structures voisines du bassin. Chez les hommes, la stimulation de la prostate peut contribuer au plaisir anal.
Mais il n'existe aucune règle universelle. Deux personnes peuvent essayer exactement la même pratique et avoir des sensations complètement différentes.
Aimer la sodomie n'a donc rien d'obligatoire. Et ne pas l'aimer non plus.
La première sodomie : ne cherchez pas à reproduire ce que vous voyez dans le porno
C'est probablement l'un des conseils les plus importants que je puisse donner à quelqu'un qui souhaite découvrir le sexe anal.
Une première expérience n'est pas un tournage porno.
Les images donnent parfois l'impression que tout doit être immédiatement facile. Dans la réalité, chacun possède son propre rythme et il n'y a absolument aucun intérêt à vouloir aller trop vite.
La détente, l'excitation, la communication et la progression sont beaucoup plus importantes que la performance.
Si quelque chose est inconfortable, on ralentit. Si cela fait réellement mal, on s'arrête. Il n'y a aucun trophée à gagner.
La sodomie fait-elle forcément mal ?
Non. La sodomie n'est pas censée provoquer systématiquement une douleur importante.
Il peut y avoir une sensation inhabituelle ou une certaine gêne, particulièrement lorsqu'on débute, mais une douleur importante ou persistante est un signal à écouter.
Il faut alors ralentir ou arrêter, vérifier que la lubrification est suffisante et ne surtout pas considérer la douleur comme quelque chose qu'il faudrait obligatoirement supporter.
Avec les années, j'ai appris qu'écouter les réactions de son propre corps est infiniment plus important que de vouloir absolument continuer.
Le lubrifiant : pour moi, c'est indispensable
Contrairement au vagin, le rectum ne produit pas naturellement une lubrification suffisante pour la pénétration.
Le lubrifiant permet de réduire les frottements et améliore considérablement le confort. Personnellement, c'est quelque chose que je considère comme essentiel pour le sexe anal.
Il ne faut pas hésiter à en remettre lorsque cela devient nécessaire.
Le choix du lubrifiant dépend aussi de la situation et du matériel utilisé. Avec un préservatif, il faut notamment choisir un lubrifiant compatible avec celui-ci et respecter les recommandations du fabricant.
Hygiène avant une sodomie : faut-il obligatoirement faire un lavement ?
Non, un lavement n'est pas obligatoire avant une sodomie.
Pour beaucoup de personnes et pour un rapport occasionnel, une hygiène externe classique peut parfaitement suffire.
Il faut également accepter une réalité toute simple : le rectum fait partie du système digestif. Le sexe anal peut donc parfois être un peu moins « propre » que ce que montrent les images parfaitement préparées que l'on voit sur Internet.
Et ce n'est pas anormal.
En revanche, personnellement, ma préparation peut être différente lorsque je sais que je vais participer à un tournage anal.
Ma préparation avant un tournage anal
Il faut distinguer ma vie sexuelle privée de certaines situations de tournage.
Avant un tournage où je sais que le sexe anal va occuper une place importante, je préfère généralement effectuer une préparation plus poussée. Mon objectif est surtout de me sentir tranquille et en confiance pendant le tournage.
Dans ces situations, j'utilise personnellement une douchette pour effectuer un lavement rectal.
Ce n'est absolument pas une obligation pour pratiquer la sodomie. C'est simplement la méthode que j'ai choisie dans certaines circonstances après des années d'expérience.
Le lavement à la douchette : la partie que le porno ne montre jamais
Autant être honnête : ce n'est vraiment pas glamour.
Quand on regarde une vidéo terminée, on ne voit évidemment pas toute la préparation qui peut avoir eu lieu auparavant.
Lors d'un lavement plus poussé, il faut notamment être préparé au fait que l'eau peut entraîner l'évacuation d'une quantité de matières parfois surprenante. La première fois, cela peut impressionner.
Ce n'est pourtant rien d'anormal : on intervient tout simplement sur une partie du système digestif.
C'est justement une raison pour laquelle je voulais en parler. Internet montre énormément le résultat final, mais beaucoup moins la réalité de certaines préparations.
Attention à ne pas vouloir nettoyer toujours plus profondément
C'est également quelque chose que l'expérience m'a appris : vouloir être propre ne signifie pas qu'il faut chercher à laver le plus profondément possible.
Introduire beaucoup d'eau peut faire remonter l'eau plus haut dans l'intestin. Le résultat peut alors être exactement l'inverse de celui recherché : l'eau peut redescendre plus tard et stimuler le transit.
Les lavements trop fréquents ou trop agressifs peuvent également irriter la muqueuse rectale.
Si quelqu'un choisit de faire un lavement, mieux vaut donc rester prudent : utiliser de l'eau à température confortable, éviter les produits irritants et ne pas multiplier les rinçages inutilement.
Une préparation destinée à rassurer ne doit pas devenir une obsession consistant à vouloir « nettoyer tout l'intestin ».
Pourquoi je préfère me préparer suffisamment à l'avance
Une autre erreur consiste à terminer une préparation et à commencer immédiatement un rapport ou un tournage.
Personnellement, je préfère prévoir du temps entre ma préparation et le début du tournage. Cela me permet de vérifier tranquillement que tout va bien et surtout de ne pas faire toute cette préparation dans l'urgence.
Notre organisme n'est pas une machine et le transit peut parfois réserver des surprises.
Oui, un petit accident peut arriver
C'est probablement l'un des plus gros tabous autour du sexe anal.
Même avec de l'expérience et une préparation soigneuse, le risque zéro n'existe pas.
Un petit accident ne signifie pas que quelqu'un est sale ou qu'il s'est mal préparé. C'est simplement une possibilité inhérente à l'anatomie et à cette pratique.
Dans ce cas, inutile d'en faire un drame : on arrête, on se nettoie et on décide tranquillement si l'on souhaite continuer.
Pour moi, être suffisamment à l'aise avec son partenaire pour pouvoir gérer ce genre de situation sans humiliation est également important.
Le porno et la réalité du sexe anal
Je connais évidemment particulièrement bien la différence entre ce que voit le spectateur et ce qui se passe avant ou autour d'un tournage.
Une vidéo montre un résultat. Elle ne montre pas forcément la préparation, les pauses, les discussions entre partenaires ou tous les petits détails qui permettent que le tournage se déroule correctement.
Il ne faut donc jamais utiliser une vidéo porno comme mode d'emploi pour sa propre sexualité.
Ce que vous voyez à l'écran peut être réalisé par des personnes très expérimentées et dans des conditions préparées à l'avance.
Dans votre vie sexuelle, vous n'avez aucune performance à reproduire.
Préservatif et prévention des IST
La pénétration anale présente un risque de transmission de certaines infections sexuellement transmissibles (IST).
Le préservatif reste l'un des principaux moyens de réduire ce risque. Selon sa vie sexuelle et ses partenaires, le dépistage régulier des IST fait également partie des mesures de prévention importantes.
Il faut également éviter de passer directement d'une pénétration anale à une pénétration vaginale avec le même préservatif ou sans nettoyage adapté, afin de limiter le transfert de bactéries.
La prévention doit évidemment être adaptée à sa situation personnelle et peut être discutée avec un médecin ou un centre de santé sexuelle.
Les erreurs les plus fréquentes selon mon expérience
- vouloir aller trop vite ;
- chercher à reproduire immédiatement ce que l'on voit dans une vidéo porno ;
- utiliser trop peu de lubrifiant ;
- continuer malgré une douleur importante ;
- ne pas communiquer avec son partenaire ;
- avoir honte d'un éventuel petit accident ;
- croire qu'un lavement est obligatoire ;
- à l'inverse, vouloir effectuer un nettoyage beaucoup trop poussé ;
- penser que l'on doit forcément aimer la sodomie après l'avoir essayée.
Ce que plus de vingt ans d'expérience m'ont appris
Lorsque j'ai découvert le sexe anal à 20 ans, je connaissais évidemment beaucoup moins bien mon corps qu'aujourd'hui.
Avec le recul, mon principal conseil serait finalement très simple : arrêtez de chercher la performance.
On peut aimer énormément la sodomie sans vouloir systématiquement aller plus loin. On peut l'apprécier avec un partenaire et pas avec un autre. On peut en avoir envie un jour et absolument pas le lendemain.
Le corps et les envies changent.
Avec l'expérience, j'ai surtout appris que la confiance, la communication et la connaissance de son propre corps comptent beaucoup plus que toutes les prétendues règles que l'on peut lire ou voir ailleurs.
FAQ sur la sodomie et le plaisir anal
Le plaisir anal est-il normal ?
Oui. La région anale possède de nombreuses terminaisons nerveuses et certaines personnes apprécient particulièrement sa stimulation. D'autres n'y trouvent aucun plaisir. Les deux sont parfaitement normaux.
Une première sodomie fait-elle forcément mal ?
Non. Une première expérience peut procurer des sensations inhabituelles, mais une douleur importante n'est pas quelque chose qu'il faut simplement supporter. Il faut prendre son temps, utiliser suffisamment de lubrifiant et arrêter si la douleur persiste.
Le lubrifiant est-il nécessaire pour le sexe anal ?
Il est fortement recommandé. Le rectum ne produit pas une lubrification naturelle suffisante pour la pénétration et le lubrifiant permet notamment de réduire les frottements.
Faut-il faire un lavement avant une sodomie ?
Non. Le lavement n'est pas indispensable. Certaines personnes préfèrent néanmoins en réaliser un parce qu'elles se sentent ainsi plus à l'aise. Personnellement, j'effectue parfois une préparation plus poussée avant certains tournages anaux, mais cela ne signifie absolument pas que tout le monde doit faire la même chose.
Quelle est la différence entre une poire et une douchette ?
Une poire permet généralement d'utiliser une quantité d'eau limitée et de réaliser un rinçage relativement local. Une douchette fournit de l'eau de manière continue et demande donc davantage de prudence afin de ne pas utiliser une pression ou une quantité d'eau excessives.
Peut-on utiliser du savon pour un lavement anal ?
Il vaut mieux éviter d'introduire du savon, des désinfectants ou d'autres produits irritants dans le rectum. La muqueuse est fragile et ces produits peuvent provoquer une irritation.
Pourquoi de l'eau peut-elle ressortir après un lavement ?
Lorsqu'une quantité importante d'eau remonte plus haut que prévu, une partie peut rester temporairement dans l'intestin puis redescendre ultérieurement. C'est notamment pour cette raison qu'un nettoyage toujours plus profond n'est pas nécessairement plus efficace.
Un accident pendant une sodomie signifie-t-il que l'on s'est mal préparé ?
Non. Même avec une préparation, un incident reste possible. Le rectum appartient au système digestif et il est impossible de garantir un risque zéro.
Est-ce que tout le monde peut aimer la sodomie ?
Non, et il n'y a aucune raison de se forcer. Les préférences sexuelles sont personnelles.
Peut-on pratiquer le sexe anal régulièrement ?
Certaines personnes le pratiquent régulièrement et d'autres occasionnellement. L'important est notamment l'absence de douleur ou de blessure et le respect de son propre confort.
Le consentement est-il particulièrement important pour la sodomie ?
Le consentement est indispensable pour toute pratique sexuelle. Une personne doit pouvoir accepter, refuser ou demander d'arrêter à n'importe quel moment.
Conclusion : plaisir, préparation et surtout aucune obligation
Après plus de vingt ans de pratique, le sexe anal fait naturellement partie de ma sexualité et reste personnellement une source importante de plaisir.
Mais mon expérience n'est pas une règle à suivre.
Vous n'avez pas besoin d'aimer la sodomie. Vous n'avez pas besoin de reproduire ce que font des acteurs ou des actrices dans une vidéo. Et vous n'avez certainement pas besoin d'effectuer la même préparation qu'une personne qui se prépare pour un tournage.
Si vous souhaitez découvrir cette pratique, prenez votre temps, utilisez suffisamment de lubrifiant, communiquez avec votre partenaire et surtout écoutez votre corps.
Et si vous choisissez de faire un lavement, souvenez-vous qu'il s'agit d'une option de confort et non d'une obligation. Oui, la réalité de cette préparation est beaucoup moins glamour que le résultat que l'on voit à l'écran. Mais je préfère vous raconter cette réalité plutôt que de prétendre que tout est toujours parfaitement propre et parfaitement simple.
Finalement, c'est probablement ce que toutes ces années m'ont le plus appris : une sexualité agréable n'est pas une performance. C'est avant tout connaître son corps, respecter ses limites et faire ce qui nous procure réellement du plaisir.